DES NOUVELLES DE LA TERRE DU PRINCE   © 2015 - All rights reserved Julie Merckling  Cette série explore les lieux de différentes façon. Mon exploration “sémantique” de la carte de la ville, s’est poursuivie sur le terrain, faisant se rejoindre
       
     
 J'arrache les lambris  je les brûle au jardin  et mes pensées  sous cloche pour l’hiver,
       
     
 Dans un  coin de terre   noir, accessible  aux corneilles.
       
     
 La  trouille  me pend du ventre / me remplit les orbites
       
     
 j'ai chassé toute  haine  au fur et à mesure
       
     
 et je loge ma peine dans les plis de ton sweat
       
     
 mâchant les souvenirs  anciens / abattoirs  de fortune  pour nos désillusions.
       
     
 Ça y est pourtant c'est toi !  Tu reviens abimé  Avec tes  cinq visages
       
     
 et ton armée de mots tus.  Ouvre la bouche, regarde moi, regarde moi grand dieu  et laissons le  grand large   s'ennuyer de nous.
       
     
  DES NOUVELLES DE LA TERRE DU PRINCE   © 2015 - All rights reserved Julie Merckling  Cette série explore les lieux de différentes façon. Mon exploration “sémantique” de la carte de la ville, s’est poursuivie sur le terrain, faisant se rejoindre
       
     

DES NOUVELLES DE LA TERRE DU PRINCE

© 2015 - All rights reserved Julie Merckling

Cette série explore les lieux de différentes façon. Mon exploration “sémantique” de la carte de la ville, s’est poursuivie sur le terrain, faisant se rejoindre imaginaire et réalité dans une troisième dimension.

Dans les grands prés s'agitent

les silhouettes vertes et tendres.

On est sans nouvelles

de la terre du prince

et c'est dur. 

 J'arrache les lambris  je les brûle au jardin  et mes pensées  sous cloche pour l’hiver,
       
     

J'arrache les lambris

je les brûle au jardin

et mes pensées

sous cloche pour l’hiver,

 Dans un  coin de terre   noir, accessible  aux corneilles.
       
     

Dans un coin de terre

noir, accessible

aux corneilles.

 La  trouille  me pend du ventre / me remplit les orbites
       
     

La trouille me pend du ventre / me remplit les orbites

 j'ai chassé toute  haine  au fur et à mesure
       
     

j'ai chassé toute haine au fur et à mesure

 et je loge ma peine dans les plis de ton sweat
       
     

et je loge ma peine dans les plis de ton sweat

 mâchant les souvenirs  anciens / abattoirs  de fortune  pour nos désillusions.
       
     

mâchant les souvenirs anciens / abattoirs de fortune

pour nos désillusions.

 Ça y est pourtant c'est toi !  Tu reviens abimé  Avec tes  cinq visages
       
     

Ça y est pourtant c'est toi !

Tu reviens abimé

Avec tes cinq visages

 et ton armée de mots tus.  Ouvre la bouche, regarde moi, regarde moi grand dieu  et laissons le  grand large   s'ennuyer de nous.
       
     

et ton armée de mots tus.

Ouvre la bouche, regarde moi, regarde moi grand dieu

et laissons le grand large

s'ennuyer de nous.